Que doit contenir un plan de lutte contre les nuisibles ?
Un diagnostic initial des locaux
La première étape consiste à inspecter l’établissement afin d’identifier les facteurs de risque, les accès possibles et les éventuels signes d’activité.
Le diagnostic peut notamment rechercher :des déjections, des traces de frottement, des emballages rongés, des insectes morts ou vivants, des mues et oothèques de cafards, des consommations anormales de denrées, des défauts d’étanchéité du bâtiment.
Cette visite permet de déterminer le nombre et l’emplacement des dispositifs nécessaires.
Un plan de localisation des dispositifs
Les postes de surveillance et de traitement doivent pouvoir être identifiés et contrôlés. Un plan numéroté facilite le suivi des équipements lors de chaque passage.
Selon la situation, le dispositif peut comprendre des postes d’appâtage sécurisés, des pièges mécaniques, des plaques de détection pour insectes rampants ou des appareils de surveillance des insectes volants.
Les dispositifs sont choisis en fonction des zones, des risques et de la présence éventuelle de denrées ou de public.
Des visites périodiques
Une simple mise en place ne suffit pas. Les dispositifs doivent être contrôlés afin de relever les consommations, les captures, les traces de passage et les anomalies.
La fréquence dépend notamment : de la taille du restaurant, de son environnement, de la présence de caves ou de faux plafonds, du volume de denrées stockées, de l’historique de l’établissement et de l’activité constatée.
Un restaurant présentant peu de risques pourra être suivi trimestriellement. Un établissement plus exposé pourra nécessiter des contrôles bimestriels, mensuels ou des passages rapprochés pendant une phase curative.
Des rapports d’intervention
Après chaque visite, le professionnel doit pouvoir remettre un rapport indiquant les contrôles réalisés, les éventuelles consommations, les produits utilisés, les anomalies relevées et les recommandations transmises.
Cette traçabilité permet au restaurateur de suivre l’évolution de la situation et de présenter les actions réalisées dans le cadre de son organisation sanitaire.
Les guides officiels de bonnes pratiques d’hygiène sont conçus pour aider les professionnels à maîtriser la sécurité sanitaire des aliments et à répondre aux exigences du règlement européen relatif à l’hygiène des denrées alimentaires.
Le traitement ne remplace pas la prévention
La pose de dispositifs ne peut pas compenser durablement un défaut structurel ou des conditions favorables aux nuisibles.
Il peut être nécessaire de reboucher les passages autour des canalisations, installer des bas de porte adaptés, réparer une fuite, nettoyer les zones situées sous les équipements, protéger les évacuations, supprimer les cartons inutiles, conserver les denrées dans des contenants fermés et améliorer la gestion du local à déchets.
Ces recommandations font partie intégrante du suivi. Le professionnel de la lutte antiparasitaire contrôle l’activité des nuisibles, mais la coopération de l’établissement reste indispensable.
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